Le 11 des révélations de Ligue 1 : une équipe plus que solide (2/2)

Ligue 1

Certains découvrent la Ligue 1 cette saison, d’autres sont là depuis quelques années. Une chose est sûre, ils ont tous illuminé le championnat français de leurs talents. Voici la deuxième partie de l’équipe-type des révélations en Ligue 1.

Il y a quelques jours, Baraque à Foot publiait la première partie du onze des révélations de Ligue 1 de cette saison. Pour cette deuxième et dernière analyse, place aux quatre milieux de terrain et aux deux attaquants. Entre jeunes pépites, bonnes pioches lors des mercatos ou encore révélations sur le tard, la Ligue 1 possède de nombreux talents individuels. Après 27 journées de championnat et à 11 journées de la fin, certains joueurs ont tapé dans l’œil des observateurs français. Souvent de belles surprises, ces joueurs sont des éléments importants de leurs équipes. Qu’ils jouent pour Lille, Lyon, Dijon ou Nîmes, Baraque à Foot a fait son choix.

Sofiane Diop (AS Monaco)

Milieu offensif de formation, Sofiane Diop a l’avantage d’être assez polyvalent. Sous ses airs de garçon timide, le Monégasque se retrouve de plus en plus exposé. Mais avant ça, des décisions ont dû être prises. Le natif de Tours n’a jamais eu froid aux yeux. Dès 14 ans, il quitte sa ville natale pour rejoindre le Stade Rennais. Après avoir fait ses classes en Bretagne et avec quelques matchs en réserve au compteur, Sofiane Diop fait ses valises pour le Sud de la France. C’est Yannick Menu, ancien recruteur de Rennes, puis de l’AS Monaco, qui l’avait recruté à Tours. En 2018, il rejoint le Rocher et entraîne le milieu offensif français avec lui.

Kévin Volland (à gauche) et Sofiane Diop (à droite) exultent après le premier but de la saison de ce dernier (crédit photo : AS Monaco)

Lors de sa première saison avec l’ASM, Diop a la chance de goûter à la Ligue des Champions. Il fait aussi quelques apparitions en Ligue 1. Le club décide de l’envoyer en prêt du côté de Sochaux pour la saison 2019/2020, mais cet interlude en Ligue 2 s’avère peu concluant. Il ne joue que 15 matchs et se montre peu décisif. Initialement écarté du groupe professionnel en début de saison, l’arrivée de Niko Kovac va changer la donne. Le nouveau coach lui accorde sa confiance. À 20 ans, le milieu offensif s’éclate. Il a participé à tous les matchs et compte 6 buts à son actif. Plutôt prometteur…

Yvan Neyou (AS Saint-Étienne)

Il est sûrement le joueur qui représente le mieux le terme « révélation ». Inconnu en début de saison, alors qu’il est tout de même âgé de 24 ans, Yvan Neyou s’est affirmé, au fil de la saison, comme le patron du milieu stéphanois. Mais avant d’en arriver là, il y a eu des tribulations. Durant sa jeunesse, il intègre l’INF Clairefontaine avant d’atterrir à l’AJ Auxerre. En 2016, il joue pour le CS Sedan en National et enchaîne les bonnes performances. Ainsi, plusieurs clubs s’intéressent au Camerounais. Notamment le stade Lavallois. Alors pensionnaire de Ligue 2, les Tangos recrutent Yvan Neyou dans les dernières heures du mercato de janvier 2017 et lui font signer son premier contrat professionnel.

Yvan Neyou, sous les couleurs de l’AS Saint-Étienne (crédit photo : ASSE)

Seulement six mois plus tard, Neyou fait ses valises et prend la direction du Portugal. Il signe pour Braga et jouera pour la réserve. Après plusieurs changements d’entraîneurs, le milieu défensif n’a pourtant jamais eu sa chance avec l’équipe première. En effet, quelques jours après son arrivée, le coach qui l’avait fait venir décide de quitter le navire. Pour autant, Neyou reste jusqu’au mois de juillet 2020, avant de revenir en France à Saint-Étienne. Il est d’abord prêté avant de rallier définitivement les Verts en janvier dernier. Il joue son premier match face au PSG lors de la finale de Coupe de France (0-1). En Ligue 1, il a participé à 23 matchs sur 27 possibles, en inscrivant un but et deux passes décisives. En seulement quelque temps, Yvan Neyou a pu voir sa cote monter rapidement.

Angelo Fulgini (SCO Angers)

À 24 ans, Angelo Fulgini est déjà connu en Ligue 1. Pour autant, c’est bien cette saison qu’il explose réellement. Sous les couleurs du SC Douai dans le nord de la France, il attire l’œil de Valenciennes, qu’il rejoint en 2007. Il fait ses débuts en professionnel avec le club en 2014. Sa première saison avec le VAFC se solde par un total de 17 matchs joués, toutes compétitions confondues. Après six mois avec les pros, Fulgini se voit offrir son premier contrat professionnel.

Le repositionnement d’Angelo Fulgini en numéro 10 a changé la donne (crédit photo : Ligue 1)

Après un exercice 2016/2017 complet, et 36 matchs au compteur, Fulgini quitte le club pour rejoindre le SCO Angers, dix ans après son arrivée. Dès son premier match sous la tunique noire et blanche, il inscrit un premier but face aux Girondins de Bordeaux (2-2). Milieu assez polyvalent, il a su s’adapter aux différents systèmes de jeu, mais aussi à ses coéquipiers, pour pouvoir enchaîner les matchs. Aujourd’hui, il a joué 110 rencontres officielles avec Angers.

Romain Faivre (Stade Brestois 29)

Le gaucher de 22 ans est certainement l’une des meilleures recrues du dernier mercato. Pourtant la carrière de Romain Faivre n’a pas été un long fleuve tranquille. En 2013, il est contraint de quitter le Mans FC, alors en pleine liquidation. Il sera ensuite contraint de jouer pour un club au niveau inférieur, ne pouvant évoluer avec plusieurs équipes du même championnat au cours d’une même saison. Après avoir surnagé dans les catégories jeunes, il rejoint Tours, qui connaît aussi des soucis sportifs et économiques. En 2017, Faivre s’engage librement avec l’AS Monaco

Romain Faivre, la bonne recrue du début de saison (crédit photo : Le Telegramme)

Le milieu de terrain fait alors ses preuves avec l’équipe réserve. C’est en décembre 2018 qu’il fait ses débuts avec les pros. Thierry Henry, alors coach du club, lance Romain Faivre dans le grand bain lors d’un match de Coupe de la Ligue. La saison dernière, il ne joue qu’en réserve. Le Stade Brestois profite de l’occasion et le recrute contre seulement 400 mille euros. Désormais un élément très important pour Brest, il a joué, pour l’instant, tous les matchs de Ligue 1. Avec cinq buts et trois passes décisives, il sait aussi se montrer tranchant, comme lors de la victoire face à son ancien club de l’ASM, où il marque le but de la victoire (1-0).

Amine Gouiri (OGC Nice)

Amine Gouiri, attaquant de 21 ans, est l’homme fort du côté de Nice. Pourtant, ce n’est que sa première saison complète en professionnel. En 2011, il rejoint le FC Bourgoin-Jallieu, club partenaire de l’Olympique Lyonnais qui ne tarde alors pas pour le recruter. En 2013, il intègre le centre de formation de l’OL. C’est lors de l’exercice 2016/2017 qu’il découvre la Gambardella, mais aussi la Youth League, à l’âge de seize ans. Durant cette même année, il joue ses premières minutes en professionnel et est titulaire pour la première fois en janvier 2018. Pour le récompenser de ses bonnes performances, l’OL lui offre son premier contrat professionnel en février 2018.

Amine Gouiri est en feu cette saison (crédit photo : OGC Nice)

L’attaquant français termine la saison 2017/2018 avec 10 matchs au total, dont une rencontre de Ligue Europa. Malheureusement pour lui, sa progression va être mise entre parenthèses pendant sept mois. En effet, Gouiri a subit, lors d’un entraînement avec l’équipe réserve, une rupture du ligament croisé du genou gauche. Gros coup dur. Après une saison 2018/2019 vierge, il redémarre l’exercice suivant dans le groupe de l’équipe première. Il obtient très peu de temps de jeu. Il quitte alors son club formateur pour l’OGC Nice contre un montant de (seulement) 7 millions d’euros. Cette saison, Amine Gouiri c’est 33 matchs, 15 buts et 6 passes décisives. Il porte les Aiglons sur ses épaules à 21 ans. Très fort.

Tino Kadewere (Olympique Lyonnais)

À 25 ans, Tino Kadewere découvre cette saison la première division française. Le Zimbabwéen est formé dans son pays d’origine, au Harare City FC. Pays qu’il quitte à l’été 2015 pour rallier l’Europe. Après plusieurs tests comme à Sochaux, Kadewere rejoint la Suède pour Djurgårdens IF. Il signe en prêt avec option d’achat jusqu’en octobre 2015. Malgré des blessures récurrentes, le club scandinave fait confiance au jeune attaquant et lui laisse le temps. Sa première saison en Europe est assez compliquée. Après quelques années au club, sans réellement performer et malgré la confiance du Djurgårdens, Kadewere confirme les espoirs placés en lui. En 2018, il inscrit 8 buts en 12 rencontres de championnat.

Tino Kadewere, sous le maillot de son club suédois (crédit photo : Lyon Mag)

Cette bonne saison tape dans l’œil des recruteurs du Havre qui décide de l’enrôler. Sa première saison en France se solde par un bilan de sept buts pour 27 matchs. Le deuxième exercice est bien mieux réussi. En effet, il dispute 24 matchs de Ligue 2 et fait trembler les filets à 20 reprises. L’Olympique Lyonnais le recrute en janvier 2020, avant de le prêter au Havre pour qu’il y termine la saison. Pour sa première année avec l’OL, Kadewere inscrit tout de même neuf buts et trois passes décisives en 25 matchs. En revanche, il ne cadre que 38,5% de ses tirs. C’est un des secteurs où il doit progresser.

Pour faire ce 11, Baraque à Foot a dû faire des choix. Mention spéciale à plusieurs joueurs tels que : Terem Moffi, Romain Perraud, Pape Gueye, Adrien Truffert, Arnaud Kalimuendo, Farid Boulaya.

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