Le jour où… les joueurs de l’OM ont passé la nuit dans une prison

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Consécration, boisson, prison. C’est de cette manière que l’on pourrait résumer la folle nuit des Marseillais après son quatrième sacre en Coupe de France.

Le dimanche 5 mai 1935, l’Olympique de Marseille remporte la quatrième Coupe de France de son histoire. Une victoire en finale face à Rennes gagnée sur un score sans appel : 3-0. Pourtant, ce n’est pas le match que l’Histoire retiendra, mais bien ce qui se passa après.

Paris, nous voici !

Après avoir triomphé du Red Star en demi-finale de Coupe de France (3-2), l’OM se présente serein en finale. Le match se déroule au Stade Yves-du-Manoir à Colombes, en région parisienne. Il ne faut guère de temps pour que Max Charbit, le capitaine marseillais, et ses coéquipiers ne prennent l’avantage et s’impose face à leur adversaire du soir, le Stade Rennais (3-0). Les Olympiens s’adjugent ainsi la quatrième Coupe de France de leur jeune histoire.

Les Marseillais, heureux d’avoir gagné leur quatrième Coupe de France (crédit photo : Getty Images)

Dans la bonne ambiance, les Marseillais effectuent plusieurs tours du stade, communient avec leurs supporters et répondent joyeusement aux questions des journalistes. Après cela, ils partent manger et décident de continuer la fête à Paris. Ils partent ainsi se balader dans les rues de la capitale, la Coupe de France entre les mains et dans un état plutôt festif. Très festif même.

Un fan de l’OM à Paris

Tard dans la nuit, la joyeuse bande de Max Charbit tombe sur une bande au moins aussi éméchée qu’eux. Et très vite le ton monte et des coups sont échangés. Alertés par la bagarre qui vient d’éclater, les voisins alertent la police. Rapidement, tout le monde est arrêté et mis derrière les barreaux. Champion de France ou pas, la loi est intransigeante.

Les joueurs tentent d’appeler leurs dirigeants pour se sortir de là, mais rien n’y fait. Il faut alors l’aide inattendu d’un amoureux de l’OM, haut placé, pour faire sortir les joueurs. Fernand Bouisson, alors président de la chambre des Députés et ancien joueur de rugby olympien, s’est mué ce soir en ange gardien de son club de cœur. En pleine nuit, il se déplace au commissariat pour libérer les Olympiens et leur précieuse Coupe de France.

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