Danemark, en route vers un nouvel exploit ?

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Alors que l’Euro 2020 débute vendredi prochain par une rencontre entre l’Italie et la Turquie, le Danemark, grand absent de l’édition 2016 va faire son retour dans la compétition après leur huitième de finale de Coupe du monde lors du dernier Mondial en Russie en 2018.

En 1992, la nation encerclée entre la mer Baltique et la mer du Nord marquait la légende du championnat d’Europe en remportant la compétition à la surprise générale. Trente ans plus tard, les Scandinaves apparaissent comme des outsiders potentiels de la compétition.
Alors, un nouvel exploit est-il possible ? Quelles sont les pistes qui nous semblent pouvoir être creusées par la sélection danoise pour les amener le plus loin possible dans la compétition, eux qui joueront dans un groupe largement à leur portée sur le papier ? Entre aspect mental, souvenirs du passé et potentiels à exploiter, le Danemark ne manque pas de ressources pour écrire une nouvelle page de son histoire…

Se souvenir de leurs aînés

Premier aspect sur lequel la sélection danoise peut s’appuyer, c’est son histoire. Son histoire récente tout d’abord avec ce beau parcours en coupe du Monde, mais aussi son histoire plus ou moins éloignée, celle des Danish Dynamite. La meilleure équipe danoise de tous les temps selon Henrik Andersen, lui-même l’un d’entre eux lors du Mondial 1986 au Mexique où le Danemark termine encore huitième de finaliste. Suivant cette génération, il y aura celle de l’été 1992. Andersen sera d’ailleurs de nouveau de la partie pour une histoire des plus mythiques du football moderne.

Plus récemment encore, en 1998, le Danemark réalise le meilleur parcours de son histoire lors du Mondial 1998 en France, un quart de finale plus que disputé face au Brésil (défaite 3-2 après avoir mené deux fois au score) qui terminera vice-champion du monde. De quoi inspirer une génération qui, sur le papier, n’a rien à envier à celles de 1986, de 1992 ou de 1998.

Un groupe hétérogène mais soudé

Bien évidemment, le Danemark ne possède pas le vivier des plus grandes nations du continent. Cependant, cette sélection possède de nombreux atouts capables d’être bien plus que de simples figurants. Il suffit de voir le onze potentiel qui devrait être aligné. Søren Sorgenfri, journaliste danois nous confie d’ailleurs : « Il est difficile de faire un lien entre l’équipe de 1992 et l’équipe actuelle, mais la solidité défensive, le fait qu’ils aient tous été formés au pays ou presque leur donne déjà un conditionnement et un état d’esprit qui peut les aider. Je ne compte que 5-6 nations aujourd’hui en matière de talent et qui se disputeront le titre, le Danemark est juste derrière eux et est capable de regarder l’Allemagne dans les yeux ».

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Analyse plutôt juste de la part de notre confrère. En effet, le Danemark a accroché la Mannschaft en match de préparation pour cet Euro (1-1) faisant preuve d’une grande solidité défensive.

Le onze potentiel du Danemark pour l'Euro 2020
Le onze potentiel de la sélection danoise pour l’Euro 2020 selon Søren Sorgenfri, journaliste freelance danois.

Jonas Wind, le joueur à surveiller

Qui dit outsider, dit joueurs qui se révèlent. Il se pourrait bien que, côté danois, ce soit le jeune Jonas Wind qui soit l’élément à découvrir de cet Euro. L’attaquant de 22 ans du FC Copenhague, formé au club, gravit rapidement les échelons, jusqu’à être international en septembre dernier. L’ascension fulgurante de ce jeune attaquant pourrait d’ailleurs le mener selon les rumeurs à être titulaire plutôt que l’attaquant de l’OGC Nice, Kasper Dolberg.

Le jeu en contre-attaque de Jonas Wind montre sa capacité technique, sa vision du jeu et ses décisions offensives souvent payantes. Crédit vidéo : InStat

Le compte Twitter @Copenhargue, fan argentin du club de la capitale, danoise nous apporte son analyse sur l’attaquant de son club favori : « Jonas est un joueur de grand potentiel, sur le plan individuel il a déjà réussi une grande saison avec 15 buts et 8 passes décisives, malgré son physique et sa taille, c’est un joueur très à l’aise techniquement et qui s’adapte très bien aux joueurs qui jouent autour de lui en dehors de la surface de réparation. Il est déjà compétitif par rapport à des attaquants des grands clubs en sélection et il l’a prouvé notamment en marquant face à Israël en qualifications pour la Coupe du monde ».

Le Danemark n’est certainement pas favori, mais ce ne sera pas un adversaire à prendre à la légère. Surtout dans un groupe où il semble avoir les capacités de se qualifier face à la Belgique, la Finlande et la Russie. Le pari est pris, pour, comme il y a quasiment 30 ans, réaliser un nouvel exploit majeur et devenir, comme leurs aînés, des héros.

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